Pour signaler un incendie de forêt, composez le 1 800 463-3389 (FEUX).

Faites une zone coupe-feu de 10 m autour de votre chalet en retirant les matières inflammables.

Laissez 5 m entre vos arbres et élaguez-les de 2 m à partir du sol.

Pour les murs de votre chalet, privilégiez la tôle ou la brique.

Munissez votre cheminée ou votre poêle d’un pare-étincelles.

Centre de presse

Tout le Québec le 23 avril 2013, 13 h

Printemps comme été, il y a des risques


Pour information :
Québec
Éloïse Richard, agente à l'information
Laurie Couture, agente à l'information
Marie-Hélène Bernier, agente à l'information
Gérard Lacasse, coordonnateur à l'information
418 871-3341 

Roberval
Josée Poitras, agente à l'information
Marcel Trudel, préposé à l'information
418 275-6400 

Maniwaki
Melanie Morin, agente à l'information
819 449-4271 

Val-d'Or
Robert Lemay, agent à l'information
819 824-4100 

La Société de protection des forêts contre le feu vous annonce que le danger d’incendie est ÉLEVÉ dans plusieurs régions du sud et du centre du Québec. La saison de protection est bien entamée, 11 incendies menaçant la forêt ont déjà été signalés à la SOPFEU. Ces incendies ont affecté une superficie totale de 3,0 hectares de forêt et ils sont tous reliés à des activités humaines, comme le brûlage d’herbe, de rebuts et des articles de fumeurs.

Alors que certaines régions au nord vivent encore des conditions hivernales, le printemps est rapidement arrivé notamment, dans les régions de l’Outaouais, des Laurentides, de Lanaudière, de Montréal, de la Rive-Sud, de l’Estrie et le Saguenay/Lac-Saint-Jean où le danger d’incendie est élevé. Avec les températures plus chaudes annoncées dans plusieurs régions, la SOPFEU vous recommande de vous informer du danger d’incendie avant de pratiquer toutes activités printanières en forêt ou à proximité de celle-ci.

Un mythe persiste toujours : « La période critique pour les feux, c’est l’été, quand il fait très chaud! », mais la réalité est toute autre.

Il faut se méfier des apparences, car le printemps est sournois et peut nous surprendre. La présence de neige peut laisser croire à une absence de danger d’incendie pouvant menacer la forêt. Bien que plusieurs secteurs soient recouverts de neige, l’inflammabilité des sols dégagés varie en peu de temps et la situation peut rapidement devenir critique.

Au printemps, un danger d’incendie bas peut côtoyer un danger d’incendie extrême, à l’intérieur d’une même zone. D’ailleurs, la plupart des incendies débutent en bordure de la forêt en territoire dégagé. Les secteurs les plus vulnérables sont les champs, les bordures de route, sous les lignes de transport électrique et les emprises des voies ferrées où sous l’effet du vent et du soleil, l’herbe, le foin et les feuilles mortes s’assèchent rapidement. Rappelons qu’avant l’apparition de la nouvelle végétation, quelques heures d’ensoleillement suffisent à assécher le combustible de surface. L’herbe sèche, les feuilles mortes et les broussailles sont très propices à la propagation des flammes, même si le temps est frais et que certaines zones forestières sont encore couvertes de neige.

Le printemps est également reconnu pour ses risques élevés de perte de contrôle des feux d’herbe et des brûlages utilisés pour nettoyer les terrains. Ces pertes de contrôle entraînent des incendies de broussailles où les pompiers municipaux sont appelés à intervenir. En un rien de temps, une bourrasque peut propager le feu sur de grandes distances. Si la forêt mature peut résister au passage du feu, il en va autrement des plantations forestières, des bâtiments et autres infrastructures. Les dommages sont souvent considérables et peuvent entraîner de fâcheuses conséquences pour la personne responsable. De plus, une personne fautive peut s’exposer à des poursuites en dommages.

Je vérifie le danger d’incendie avant de brûler !

C’est en raison de tous ces facteurs qu’il est essentiel d’adopter le même comportement, printemps comme été, en forêt ou en bordure de la forêt. La prudence est de rigueur et il est important de s’informer avant de pratiquer toute activité qui pourrait menacer la forêt et les biens d’autrui. Avant d’allumer un feu de camp ou de faire un brûlage de rebuts, il faut s’informer du danger d’incendie. Par le biais de son site internet, la SOPFEU vous offre la prévision du danger d’incendie sur une période de trois jours. Cette information permet à toute personne d’analyser le risque avant d’allumer un feu en plus d’adopter toutes les mesures sécuritaires nécessaires afin d’éviter le pire.